| La gymnastique : une discipline mal connue

Il est difficile d’imaginer nos gymnastes en train d’évoluer sur leurs barres parallèles ou sur la barre fixe sans leur tenue réglementaire à savoir le Sokol et le Léotard, sans chemise et sans pantalon... Et pourtant, l’étymologie du mot gymnastique est là pour nous rappeler qu’à l’origine, les athlètes pratiquaient la gymnastique nus ! (gymnastique vient du grec" gumnos " nu ‘).
Eh oui ! Même si les racines du mot gymnastique prêtent à sourire, l’histoire, elle, est bien réelle. Telle que nous la concevons aujourd’hui, la gymnastique, c’est-à-dire une série de mouvements physiques, semble avoir une origine très ancienne, puisqu’un traité écrit par l’empereur chinois Huangdi, peu après 2700 av. J-C, contient déjà une série de préceptes gymniques et diététiques..
Les athlètes grecs, pratiquaient leurs exercices physiques complètement nus, le corps enduit d’une couche d’huile, saupoudrée de sable fin, afin d’éviter la déshydratation. Pour les Romains, la gymnastique est d’abord et surtout un moyen d’aguerrir les soldats des légions, mais elle est aussi une façon d’entraîner les gladiateurs. La Renaissance redécouvre le corps mais les seuls vrais gymnastes sont alors les acrobates qui suivent les troupes de comédiens et de saltimbanques. Il faut attendre le début du XIXè siècle en Prusse, pour qu’apparaisse une ébauche de gymnastique moderne, mais celle-ci privilégie les pyramides humaines et les mouvements de groupe.
C’est seulement au début du XXe siècle que les prouesses individuelles prennent le pas sur les ensembles. Et en France, comme dans les autres pays, la gymnastique sera longtemps réservée aux hommes...
En 1903, doyenne de toutes les Fédérations sportives, la Fédération de gym ne regroupe que des associations masculines. Ce n’est qu’en avril 1912 que fut fondée ‘Union Française des Sociétés de Gymnastique Féminine et le 2 avril 1942 qu’un arrêté proclame la fusion entre les 2 fédérations, fusion qui ne sera définitive qu’en novembre 1945. Aujourd’hui, les filles, semble-t-il, rattrapent le temps perdu puisqu’elles sont largement majoritaires
175167 licenciées contre 46412 masculins au niveau national en 2001. La Fédération Française de Gymnastique comptabilise donc au total 221 579 licenciés répartis dans 1 656 clubs affiliés, soit 6.82% de plus qu’en fin de saison 1999. |
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